publication. Cette décision a des conséquences financières qui vont le toucher directement, puisqu’il produit lui-même ses concerts avec sa société 14 Productions.
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Un coût difficile à déterminer
Avant que Patrick Bruel ne prenne la décision de l’annuler, il se disait que, s’il ne l’avait pas déjà fait, c’était sans doute pour des raisons financières. Dans Le Parisien, un professionnel des tournées estimait qu’il n’avait “pas d’autre choix de maintenir. Il y a de telles sommes engagées, ce serait la faillite assurée”. Le 21 août, Télé-Loisirs estimait que
cela pourrait engendrer une perte allant jusqu’à 20 millions d’euros.
“Sa tournée n’était pas commencée. Il n’avait sans doute pas encore payé la lumière, le son et les camions qui transportaient toute la technique. Idem pour la location des salles qui seront sans doute soulagées de ne pas le voir venir”, explique un gros producteur au Parisien. Et un autre envisage un coût bien moins élevé que celui cité plus haut : “Cela va probablement lui coûter 2 millions d’euros. Il va devoir rembourser les billets, dédommager les salles et payer
les frais engagés”. Concernant les billets, son avocate Me Fanny Colini a indiqué le 2 septembre sur LCI qu’ils seraient tous remboursés. Laurent Cellot, directeur du pôle affinitaire, professions et risques spéciaux de Marsh France, indique cependant à l’AFP que ce remboursement dépendra des “conditions générales de vente”.
Le coût de l’annulation de la tournée va aussi dépendre de la question du personnel, le HuffPost indiquant qu’il y a une centaine d’employés par concert, musiciens compris. Et justement, concernant ces derniers, Nicolas Petit, chef des informations de Voici, indiquait en
août sur BFMTV que Patrick Bruel avait eu du mal à en trouver et qu’ils avaient reçu “l’assurance d’être payés sur les 35 dates, même s’ils n’en font que 3 ou 10 si la tournée était amenée à avorter au bout de quelques dates”. Comme aucun concert n’aura lieu, on peut se demander ce qu’il va se passer.
Patrick Bruel va-t-il pouvoir toucher un remboursement ?
Dans certains cas, les frais engagés peuvent être remboursés, mais il y a des conditions. Or, le cas de Patrick Bruel est particulier, puisqu’il s’est
déprogrammé lui-même. Dans ses situations, “il n’y a pas d’assurance qui rentre en ligne de compte à ma connaissance”, explique Laurent Cellot. Les conditions classiques de remboursement par les assurances concernent les intempéries, les attentats ou les actes terroristes et l’indisponibilité de l’artiste pour des raisons de maladie, d’accident ou de décès de lui-même ou d’un proche. A l’inverse, ce qui est généralement exclu, “c’est tout ce qui a trait aux faits volontaires qui ont pu être occasionnés par cet artiste et bien évidemment tout ce qui est d’ordre criminel”,
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