Il n’existe pas de remède miracle, mais de nombreux cas s’améliorent avec le temps ou deviennent plus faciles à gérer. Comprendre ce qu’est un acouphène — et quelles peuvent en être les causes — peut contribuer à réduire l’anxiété et faciliter la recherche d’une solution adaptée.
La première étape consiste donc à ne pas essayer de deviner seul l’origine du bruit. Un acouphène peut avoir des causes très
différentes, et le simple fait d’entendre un sifflement ne permet pas de déterminer ce qui se passe dans l’oreille.
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Lorsqu’une personne consulte, le professionnel de santé cherche notamment à savoir depuis quand le bruit est présent, s’il concerne une seule oreille ou les deux, s’il est permanent ou intermittent et s’il ressemble à un sifflement, un bourdonnement, un clic ou à un bruit synchronisé avec les battements du cœur.
Ces détails peuvent sembler anodins, mais ils permettent d’orienter l’évaluation. Un acouphène apparu après une
exposition à un bruit très fort n’est pas nécessairement interprété de la même manière qu’un bruit apparu progressivement sans cause évidente.
Un examen des oreilles peut également permettre de découvrir une cause relativement simple, comme un bouchon de cérumen ou une inflammation. Lorsque cela est nécessaire, un bilan auditif peut être réalisé afin de rechercher une éventuelle perte d’audition.
Il est également important de faire le point sur les médicaments pris régulièrement. Certains médicaments peuvent provoquer ou aggraver des acouphènes chez certaines personnes. Il ne faut toutefois jamais interrompre un
traitement prescrit de sa propre initiative : toute modification doit être discutée avec un médecin ou un pharmacien.
Le stress mérite aussi une attention particulière. Il ne signifie pas que les acouphènes sont « imaginaires ». Le bruit est bien perçu, mais l’attention portée à celui-ci peut varier. Lorsque l’on est anxieux ou très concentré sur le son, celui-ci peut devenir beaucoup plus difficile à ignorer.
C’est notamment pour cette raison que certaines personnes remarquent davantage leurs acouphènes au moment du coucher. La journée est remplie de conversations, de circulation, d’appareils électroménagers et
d’autres sons ambiants. Lorsque tout devient silencieux, le bruit interne peut soudainement sembler beaucoup plus présent.
Un environnement sonore doux peut alors être plus confortable qu’un silence total. Une musique calme, un ventilateur ou un bruit de fond discret peuvent aider certaines personnes à moins se focaliser sur l’acouphène, particulièrement au moment de s’endormir.
La protection contre les bruits excessifs reste également importante. Porter une protection auditive dans les environnements très bruyants peut réduire l’exposition sonore. Mais il n’est généralement pas nécessaire de vivre constamment dans un silence absolu ou
de porter des protections dans toutes les situations ordinaires.
Une autre approche consiste à apprendre progressivement à moins surveiller le bruit. Plus une personne vérifie constamment si l’acouphène est encore présent, plus son attention risque de rester fixée dessus. Avec le temps, certaines personnes constatent que leur cerveau devient moins sensible à ce signal.
Cela ne signifie pas que le bruit disparaît forcément. Il peut simplement devenir moins important dans la vie quotidienne.
Lorsque l’acouphène est associé à une perte auditive, la prise en charge de cette perte peut également
améliorer le confort et, chez certaines personnes, réduire la gêne liée au bruit. La stratégie dépend toutefois de la situation de chacun.
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